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Récit 4 min de lecture Vercors

Deux jours et une nuit au plateau d'Ambel : bivouac et tour complet avec les garçons

Une nuit de bivouac à deux pas du refuge d'Ambel avec les deux garçons, puis le tour complet du plateau qu'ils ont réclamé eux-mêmes. Au programme : la lumière du soir sous le Roc de Toulau, la première tente solo de Mini1, une nuit bien courte, et au retour des jambes qui tirent mais une vraie fierté.

Deux jours et une nuit au plateau d'Ambel : bivouac et tour complet avec les garçons

Les 22 et 23 mai 2026, on est partis tous les trois pour deux jours et une nuit sous tente au plateau d’Ambel. Pas une grosse expédition sur le papier : une nuit de bivouac dans notre spot favori, et au matin une balade sur les crêtes. Sauf que ce sont les garçons, cette fois, qui ont décidé d’en faire un vrai petit exploit.

On est partis directement après la fin de l’école pour Mini2 et du collège pour Mini1. Sacs déjà chargés dans le coffre, prêts pour une bonne nuit dehors. La destination ne faisait aucun doute : le coin du refuge d’Ambel, celui qu’on connaît par cœur. Du plat pour planter les tentes, des tables, une source d’eau, et même des toilettes sèches. Le grand luxe, à plus de 1200 mètres.

La lumière du soir sous le Roc de Toulau

On laisse la voiture au col de la Bataille et, vers 18 heures, on attaque le superbe sentier qui file en balcon au pied du Roc de Toulau. Une courte approche, à peine plus de 3 kilomètres et 135 mètres de dénivelé, juste ce qu’il faut pour rejoindre le refuge avant la nuit. Je l’ai déjà raconté, c’est l’un de mes sentiers préférés, et ce soir-là il portait bien son nom. Lumière de fin de journée, plateaux dorés, falaises qui rosissent au loin. On connaît ce sentier par cœur, mais comment s’en lasser ? À chaque virage, on retrouve le même émerveillement que la première fois.

Les garçons avancent bien, le sac sur le dos, dans cette lumière qui rend tout plus beau. C’est sublime, et c’est exactement pour ces instants simples qu’on remet le sac sur les épaules.

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Deux tentes, et une première pour Mini1

Arrivés près du refuge, on installe nos deux petites tentes. Et là, petit événement : Mini1 inaugure la sienne. Une une-place de trekking de chez Decathlon, sa première nuit sous tente rien qu’à lui. Il la monte, l’arrange, s’installe. On sent qu’il est fier de son petit chez-lui, et ça fait plaisir à voir. Un cran d’autonomie de plus.

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Popote, papotage et nuit (très) courte

Vient l’heure de la popote. Au menu, de délicieux lyophilisés. Oui oui, délicieux : sur un plateau, après la marche, un sachet réhydraté fumant, ça vaut tous les restaurants. On papote un peu, on traîne dehors pendant que la nuit tombe doucement, et on file rapidement dans les duvets.

On sombre vite dans les bras de Morphée. Enfin, jusque vers 3 heures du matin. À partir de là, Mini2 a marqué consciencieusement chaque heure de la nuit jusqu’à 5 heures. Au moins, on n’a pas raté le lever de soleil. C’est ça aussi, le bivouac en famille : la nuit n’est jamais tout à fait celle qu’on avait prévue, mais elle a toujours quelque chose à offrir.

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Le tour qu’ils ont réclamé

Au départ, le programme du jour 2 était modeste : grimper sur les crêtes, profiter de la vue, et redescendre tranquillement. Pas question de faire le tour complet du plateau. Sauf que ce sont les garçons qui en ont décidé autrement. Ils ont réclamé le tour. Le grand. Alors va pour le tour.

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On se lance donc de bon matin dans le tour classique du plateau d’Ambel : montée sur les crêtes, passage à la Tête de la Dame, le point haut, puis retour par le gros GR qui file sous le Roc de Toulau. Au compteur, ça donnera 14 kilomètres et près de 600 mètres de dénivelé.

Au début, ils avancent à bon train, motivés, fiers de leur décision.

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Après la Tête de la Dame, la fin qui pèse

Mais ils avaient oublié un détail : avec le matériel de bivouac, le sac est nettement plus lourd que d’habitude. Et ça, ça finit toujours par se rappeler aux jambes.

Après la Tête de la Dame, la fin se fait longue et pénible pour eux. La fatigue s’installe, les jambes tirent, et le sac semble peser de plus en plus lourd à chaque pas. Je termine d’ailleurs avec le sac de Mini2 sanglé par-dessus le mien. Disons que je n’avais pas tout à fait prévu de faire la rando d’un âne, ce jour-là. Mais c’est aussi ça, accompagner des enfants en montagne : savoir reprendre une charge quand il le faut, sans en faire un drame, pour que l’aventure reste un bon souvenir jusqu’au bout.

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Burger, glace et fierté

Retour dans la plaine, jambes lourdes mais sourire aux lèvres. La récompense était à la hauteur de l’effort : burger maison et glace, largement, largement mérités.

Les garçons ont mal aux jambes, c’est sûr. Mais surtout, ils sont super fiers de leur petit exploit. Ce tour qu’ils ont réclamé, qu’ils ont fini malgré la fatigue et le poids du sac, c’est leur victoire à eux. Et la fatigue, finalement, ce n’est rien d’autre que la preuve de l’aventure.

La meilleure preuve que c’était réussi ? Leur question, à peine rentrés, jambes encore douloureuses :

On repart quand dormir dans la montagne ?

Tout est dit.

Sources & ressources

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