Pique-nique au coucher du soleil à la Tour de Barcelonne, avec les garçons
Un lundi soir de fin d'année scolaire : la saison de judo des garçons s'achève, les lundis soir redeviennent libres, et Madame reçoit sa table de jeu de rôle à la maison. On s'échappe pour un pique-nique tout simple à la Tour de Barcelonne. Aucun objectif, juste s'asseoir enfin sur ce petit banc devant lequel on passe toujours sans s'arrêter, face à la plaine de Valence, et regarder le soleil descendre.
Il y a des sorties qu’on ne prépare pas. Ce lundi soir de fin d’année scolaire, la saison de judo des garçons venait de s’achever : toute l’année, le lundi soir c’est tatami, et là, d’un coup, le créneau redevenait libre. Madame recevait justement sa table de jeu de rôle à la maison pour la soirée… et nous, on avait juste envie de filer dehors profiter de la lumière de fin de journée. Direction la Tour de Barcelonne, panier à la main.
La Tour de Barcelonne, on l’a faite… des centaines de fois. Vraiment. C’est notre classique, notre sortie à portée de main, celle qu’on enfile sans réfléchir quand l’occasion se présente. Et ce soir-là, aucun objectif : ni chrono, ni sommet à cocher, ni boucle à boucler. Juste passer un bon moment ensemble.

Notre classique du coin
On connaît le chemin par cœur. La petite montée pour s’échauffer les jambes, les odeurs sèches du soir, les garçons qui filent devant parce qu’ils savent exactement où on va. Pas besoin de carte, pas besoin de trace : c’est chez nous, c’est le terrain de jeu du coin.
C’est aussi tout le charme de ce genre de sortie au pas de la porte. Pas de logistique, pas de longue route, pas de météo à scruter pendant trois jours. Un lundi soir enfin libre, on attrape un pique-nique, et une heure plus tard on est là-haut, comme si de rien n’était.

Le petit banc et la plaine de Valence
Tout en haut, il y a ce petit banc devant lequel on passe à chaque fois sans jamais s’arrêter. Pressés, en mouvement, on l’a toujours laissé derrière nous. Ce soir-là, pour une fois, on a pris le temps de s’y poser. Le genre d’endroit qui ne paie pas de mine mais qui offre l’une de mes vues préférées : la plaine de Valence qui s’étire en contrebas, le moutonnement des champs, et au loin la lumière qui commence doucement à virer à l’orange sur les montagnes de ma belle Ardèche.

On a posé les sacs, sorti le pique-nique, et on s’est installés. Rien de gastronomique, le repas simple et rapide qui va bien après une journée d’école et de tatami. L’essentiel n’était pas dans l’assiette : il était dans le fait d’être là, tous les trois, à regarder le soleil descendre sans rien avoir d’autre à faire.

Juste kiffer ensemble
C’est tout, et c’est largement suffisant. Les garçons qui chahutent, qui commentent ce qu’ils reconnaissent en bas, qui réclament le dernier biscuit. La lumière qui baisse, l’air qui se rafraîchit doucement. Ce moment suspendu où on n’attend rien de plus que ce qu’on est en train de vivre.
On n’a pas eu besoin d’aller chercher loin pour se faire du bien. Une sortie connue par cœur, un banc, une vue, un pique-nique, et le soleil qui se couche sur la plaine. Le format minimal pour un maximum de plaisir partagé, juste histoire de profiter ensemble avant de redescendre à la nuit tombante.

Merci pour ce moment, les garçons. À très vite là-haut, forcément.